Mardi 28 octobre 2008
L'idée de repousser encore la date du goûter produisit sur moi un effet de panique tel qu'il devint inimaginable de ne rien faire à l'encontre de cette perspective terrible. Le gouine-amman reposait encore dans son emballage industriel en aluminium, entouré d'une pellicule plastifiée, dont j'ai toujours une trouille monstre rien que devant l'éventualité de l'oublier avant de mettre le tout au four. On entendrait les cris de douleur des pommes et du beurre aux quatre coins de la maison. La matière synthétique fondant avec la graisse industrielle dans un bain aux reflets multicolores : rien de bien ragoûtant. Et ces calories gâchées, tout cela à cause d'un moment d'égarement. Il fallait faire quelque chose. Un des problèmes les plus graves que doivent affronter chaque jour les hommes est sans doute celui-ci, l'égarement ; il suffit de peut de chose, quand on y pense; un chat adorable qui fait ses griffes sur vos cuisses, par exemple, a tôt fait de vous faire perdre le cours de vos pensées. C'est sans doute la même chose qui a un jour donné naissance à ce clivage stupide entre réformisme et révolution. A la détermination initiale des progressistes dotés des meilleures intentions du monde, s'est substitué soit l'envie de virer définitivement le chat de leurs genoux, après l'élaboration de subtils stratagèmes, soit la tactique de la négociation, du type, chat, ne veux-tu pas simplement t'assoupir sagement sur mes genoux. La détermination, elle, n'en a que faire du chat : elle en a d'autres à fouetter. Elle peut faire des réformes révolutionnaires, ou une révolution réformiste, mais ne se laisse pas obscurcir le champ de vision par les roublards félins.
 
par Martin
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Jeudi 4 septembre 2008

Lundi premier septembre, la rentrée, accès à la cité U et pour avoir une chambre qui ne soit pas un dernier choix, mieux vaut y aller tôt (pensai-je).
En fait ils les distribuent sans demander son avis au futur occupant donc j'imagine que ça revient au même. Je descends en vélo du train à la première station de Rennes, en me frayant un chemin à travers valises, vélos et autres usagers en général serviables, la civilisation c'est admirable. Traversée du canal St Martin, de la rue de St Malo, je retrouve mes marques dans un environnement où je n'avais pas remis les pieds depuis plus d'un an. Comme la bicyclette, ça ne s'oublie jamais, ça fait juste du bien de s'y remettre. Cette fois, avec un vélo potable, même si les freins laissent à désirer, surtout devant, la roue voilée introduisant un côté alternatif qui peut faire mordre la poussière au cycliste dans un virage, par exemple. Arrivé à la cité Universitaire, une file assez courte est déjà en place mais rien de bien méchant. Les yeux grands ouverts histoire de ne pas rater une éventuelle tête connue. Aucune sauf un type que je jurerais avoir vu quelque part, sans doute au lycée. Veuillez faire la queue dehors, s'il vous plaît. Bien sûr monsieur. Quel brio dans le maintien de l'ordre dans le calme et la courtoisie tout de même. Mon tour : tout est en ordre, pour l'attestation de résidence ce n'est pas pressé; j'étais là il y a deux ans, pas besoin de me refaire le speech, sauf qu'il faut prendre rendez-vous avec l'agente de service pour l'état des lieux, très bien madame. On the road again, pas plus de trois cent mètres, tiens un range-vélo juste devant l'entrée, comme c'est pratique. Et la fenêtre donne juste dessus. le couloir fait très neuf mais la chambre est un peu décrépite, "c'est très humide" me dira madame Propre. Et le politiquement correct alors ?
Le nouveau départ est facilité par les variations du mobilier, ça fait toujours plaisir. les sanitaires eux arborent toujours la même association paradoxale de propreté quotidienne et d'incommodité froide. Joie en sortant : la rue est à quelques mètres, il suffit de monter une dizaine de marches. l'arrivée à l'Institut est vite faite. Le garage à vélo est dans la cour d'entrée ce qui n'est pas plus mal et accentue la cyclabilité, avant c'était franchement limite. A ma grande surprise il y a des gens, les mythes sur les fonctionnaires ont la vie dure. N'éxagérant pourtant rien, la dame de l'accueil n'y est pas, la scolarité est occupée mais fermée, et les êtres humains présents aux alentours déambulent nonchalemment accompagnés d'homologues et de papiers dans la main, pour faire style. Encore une fois, pas d'émotion particulière, moins de haine qu prévu en tout cas. Ajoutez quelques semblables et le naturel reviendra au galop, je pense: le 15 septembre n'est pas loin. La salle des conseils non plus, sauf que ce n'est plus la salle des conseils, mais une salle informatique. Où sera la salle des conseils ? Sans doute à la place d'une salle informatique, pardi, qui ne le sera plus, informatique, veux-je dire. Les écrans plats ostentatoirement exposés derrières les fenêtres font très classe, très Institut. Je monte au pas de course les quelques étages qui me séparent de celui de l'Espace Avenir, quelle pompe. La porte est close et le lundi fermé au public ; il y a sans doute une présence humaine derrière la porte mais si c'est fermé c'est bien pour que des importuns comme moi ne viennent pas déranger. Je redescends avec un enthousiasme descendant, en un certain sens, ce qui n'empêche pas une activité musculaire intense. Résultat : j'arrive en bas à bout de souffle, comme Belmondo, et je dois adresser la parole à mon interlocutrice qui s'apprête à monter en bégayant, très peu Institut, comme attitude. Quelque part réjoui de ne pas me soumettre à la discipline institutionnelle, je fais preuve de manque de confiance en moi mais parviens à remettre ce que j'étais venu remettre, c'est le principal: des choses à leur place, même s'il en manque quelques unes. Au passage j'apprends que quelques uns ne sont pas aussi vernis que moi et commencent à plancher dès le jour même.
Sous les colonnes du couvent, mon ancien prof d'anglais converse avec un type bien habillé, sans doute un homo academicus comme on en fait toujours. La scolarité est toujours fermée mais j'aimerais bien remettre ce qui me reste à remettre parmi les choses que j'étais venu remettre. L'enveloppe ne passe pas par la fente de la boîte aux lettres et ne mérite pas d'atterrir sur le linoléum, après plusieurs instants de tergiversation je frappe à la porte et entre en priant pour ne pas avoir affaire à la mauvaise humeur de la vieille fausse blonde qui se plaît, pendant ses heures de service, à exercer sans plus de scrupules la rectitude et la rêchitude de la bureaucratie. Mais non, c'est une tête nouvelle et seule qui se tourne vers moi alors que je passe la mienne par l'entrouverture de la porte. Un nouveau ! ce qui une fois n'est pas coutume ni n'a intérêt à l'être, me place dans le rôle du défenseur de l'Institution face au manque d'expertise des débutants. Arrogance potentielle donc, que je n'ai pas trop de mal à convertir en une tout aussi rarissime, moins malsaine, assurance. Mon dossier, deux photos et pas trois, pourquoi trois ? je ne suis pas nouveau (moi). Et ce texte inquiétant sur l'abandon du droit à l'image. Le potentiel de terreur m'envahit peu à peu : la force impersonnelle de l'Institution me domine complètement, la posture indiscutable de l'aimable frappe-clavier de l'autre côté du comptoir détruit la digue de sens commun que je croyais indestructible : en l'espace de quelques instants, sûr de moi apparemment seulement , j'acquiesce, saisis le stylo au service du public un peu plus à droite, date, signe mon arrêt de mort, ou presque. Bonne journée, un sourire aux lèvres et l'impression de ne pas savoir ce qui m'est arrivé, ni ce qui m'arrivera.

par Martin
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Samedi 30 août 2008

Muchas personas pero lo saben, no las voy a mencionar (además olvidaría a algunas y sería todo un drama)
1. Empanadas: sepan que las extraño, queridas empanadas
2. Las aceitunas de las empanadas, también
3. El paseo Bulnes
4. La tienda en el paseo Bulnes con decenas de empanadas diferentes
5. Los helados artesanales de la boutique cerca a mi U
6. Los Chinos Ricos
7. Chile Chico y el lago general Carrera
8. Los congrios de Caldera
9. El partido comunista de Chile
10. Los huevones de todo tipo
11. La Vega
12. La Vega Chica
13. La otra vega aun más chiquita y no recuerdo su nombre
14. La comida peruana
15. Conocer a dos checos de vacaciones en Ushuaia. Mis primeros Checos.
16. Las sopaipillas
17. El ají pebre uuu qué rico
18. The Clinic
19. La calle Lucrecia Valdés
20. Los carretes allá en Hurtado Rodríguez no-sé-cuanto
21. Las marchas en contra de todo porque no hay nada a favor de que marchar
22. Cierta fluidez en el uso del español
23. El progreso aproximadamente constante en materia lingüística
24. La alegría (ya viene, sí sí)
25. Las pocas horas de clase
26. Tener bastante tiempo para el aburrimiento y aprovecharlo (= no hacer nada)
27. Tener tantas cosas interesantes que hacer que no tenía tiempo para leer
28. Mi reloj
29. Mi couteau suisse
30. El cosmopolitismo con dominación chilena
31. El MIR, pero simbólicamente no más
32. La subversión mapuche
33. La inmigración peruana
34. Che
35. 1,666 pesos mensuales de gastos comunes
36. La Nacionalización del Cobre
37. La Unidad Popular, pero con la DC, es más prudente
38. La Avenida de las Delicias
39. Los colores de los barcos
40. Sabía usted que...
41. Villa Grimaldi, porque no tuve tiempo de ir
42. Las zapatillas Converse
43. El Bíobío de Franklin
44. Las clases de Historia de Viviana Gallardo
45. La Reforma agraria
46. Los murales de Valparaíso
47. Evo Morales
48. Las once-comidas
49. El camino de vuelta de los carretes de Hurtado Rodríguez
50. Los panqueques con manjar, pero porqué sólo manjar ?
51. Cristián Cuevas
52. La Radio Nuevo Mundo
53. La Plaza central de Pisco Elqui
54. Valdivia (la ciudad, no Pedro)
55. El trasbordador del canal de Chacao
56. Las tonterías de Pancha (uno se siente más inteligente)
57. El hospedaje milagroso de San Pedro
58. Plaza Brasil
59. Los vinos chilenos seleccionados por una
connaisseure
60. Las playas de Chiloé
61. La voz del Locutor de Radio Nuevo Mundo: Marcos Castañeda
62. El kuchen de nuez del casino de la U
63. Los limones y pomelos en las marchas
64. Las conversaciones con un senador francés
65. El 96%
66. El manjar con queso
67. Estar a salvo en tu cama después volver de la playa
68. La Kuntsmann
69. Los lobos marinos
70. Caminar en un barrio por la enésima vez y ver cosas que nunca había visto antes
71. Caminar en un barrio
72. El precio del vino
73. El precio de la comida
74. El vino
75. La comida
76. La tienda de discos en Avenida Providencia, o 11 de Septiembre, no recuerdo
77. El Mapocho
78. Las clases en videoteleconferencia con la profe de Suecia
79. "Marcos"
80. Los díscolos
81. El caballo gay
82. La feria del libro alrededor del caballo gay
83. Ir al sur por cuatro semanas
84. Chaitén
85. La sonrisa y la buena onda de la empleada, o dueña, no sé, del café en Chaitén
86. El concierto gratis para bodas y funerales
87. Los cachai durmidos del dueño del camping/hospedaje en Chaitén. Bueno en realidad el dueño, era su señora.
88. Las empanadas de queso con mariscos de Cón Cón
89. Los peces de río, cachai.
90. Los valles de Chiloé, llenados por el mar
91. Sacar fotos de excepción, o no
92. Volver a encontrar el mismo canadiense de California como cuatro veces entre Rio Gallegos y Ushuaia
93. Poder hacer una lista de las cosas que extrañarías, o no, y olvidar muchas de ellas
94. El principito
95. Las peleas (hace bien cuando terminan)
96. La entrevista a Tulio Triviño
97. Punto Final
98. Salir a reportear y darte cuenta que hay muchas cosas que no cachai, cachai
99. Quedarte y tener ganas de quedarte, luego darte cuenta que es así, no más, y irte
100. Toda la wéa



par Martin
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Samedi 16 août 2008
101. Se me olvidó, impardonable: las inconductas de don pepe
bueno, en realidad merecería una lista entera



par Martin
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Vendredi 15 août 2008



1. El queso chileno
2. El Mercurio
3. Las mentiras del Mercurio
4. La Concertación
5. Diego Portales
6. La Alameda Bernardo O'Higgins
7. Bernardo O'Higgins
8. Puerto Montt
9. La Pacificación de la Araucanía
10. Patria y Libertad
11. Orden y Patria
12. La Razón (o la Fuerza)
13. 1973 - hoy
14. Velasco B. y Velasco A.
15. La nube de contaminación santiaguina
16. La UDI
17. Las Condes
18. El binominal
19. José Piñera y el código del trabajo
20. El salario ético
21. El salario
22. Fonasa
23. El Transantiago
24. La calle Huérfanos entre Manuel Rodríguez y Amunátegui
25. Arturo Prat
26. Los billetes de 10 lucas
27. Ripley
28. Falabella
29. Johnson's
30. LaPolar
31. La "mostaza" chilena
32. La "mayonesa" chilena
33. Los Paz (-Froimovich)
34. Gordis
35. El Partido Socialista de Chile
36. Ricardo Lagos Escóbar (versión 2.0)
37. La DC
38. 1980
39. La Constitución de 1980
40. La Constitución de 2005
41. La Constitución de 1925
42. La Constitución de 1833
43. El Estado Portaliano
44. Héroes
45. Cierto marihuanero colombiano
46. Ciertos periodistas de las Américas

47. Cierto pololo (?) de cierta periodista de las Américas
47 bis. Cierto homónimo de cierto descubridor de las Américas
48. El cobre
49. Los subcontratos
50. La Corte Suprema
51. La píldora del día después del día después
52. Renovación Nacional
53. El Desalojo
54. El bacheletismo-aliancismo
55. El precio de los libros
56. Las Fuerzas Armadas
56 bis. Carabineros de Chile
57. El vino en caja
58. El Ron Mitjans
59. El ron, pero depende quién lo bebe
60. El 1 de enero a las 6 de la mañana
61. Los reencuentros interesantes
62. El metro a las 19 horas, el viernes, en Los Héroes
63. El mall del centro
64. Los zorillos, guanacos y otros animales verdes
65. La calle principal de San Pedro de Atacama
66. Los turistas en San Pedro de Atacama
67. Mochilear en Argentina
68. Las salmoneras
69. Las forestales
70. La soya argentina
71. El PPD
72. El humanismo del Partido humanista
73. Viña del mar
74. Milton Friedman
75. El senador Jaime Guzmán
76. El alcalde Jaime Guzmán
77. El profe Jaime Guzmán
78. Jaime Guzmán
79. Su tumba

80. La escuela de Santa Maria de Iquique
81. El self-centrismo
82. El brillo y luego, ni un brillo
83. Las tinas tapadas
84. Chilevisión
85. Televisión Nacional
86. y más
87. Matías del Río
88. El puente sobre el canal de Chacao
89. La repartición del ingreso
90. Los TLC
91. Los colegios privados, subvencionados y públicos
92. Los AFP
93. Los historiadores, salvo algunos
94. los economistas, salvo algunos
92. Los sociólogos, salvo algunos
93. Las últimas noticias, en todo sentido
94. Las ciclovías que debieran estar
95. LAN
96. Las bolsas de plástico
97. El agua en polvo (es bastante incómodo)
98. El crecimiento
99. La Virgen María (en todas partes)
100. El milagro chileno










par Martin
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Mardi 12 août 2008
Parece que voy a tener que confirmar los rumores sobre el colapso dramático de mis estructuras mentales y linguisticas en español, afortunadamente tengo imágenes para compensar... N es mi culpa sino la de mis compatriotas que tienen esta costumbre de hablar español todo el día. Obviamente no puedo hacer otra cosa que lo mismo. No me atrevo a pensar en el estado de mi acento que debe ser peor todavía.
Agudización de la francisación : algunas fotos de Lancieux mi pueblito querido. El verano es realmente la mejor estación para visitarlo, suele haber sol y temperaturas aceptables, aunque también llegan las imperialistas clases medias y superiores urbanas de Rennes y Paris, con sus 4x4 y otras asquerosidades.


una carretera cerquita de mi casa... Con mi hermana en su bici (tenemos docenas de bicis pero todas asi no más, cachai)


Ploubalay es el pueblo de al lado (mucho más feo, jeje)
Un "hameau" : barrio rural... ese tipo de casas en piedra son muy comunes... muy preciadas también. Usualmente fueron construidas hace como un siglo.

El barrio más elitista de Lancieux, sin duda. Vacío todo el año, porque los dueños de las casas (bien feas, todas) son todo de Paris o de Rennes y vienen para veranear, surfear (Lancieux es un "spot", mejor que Pichilemu, dicen), por unas semanas. La playa está un poco más allá no más.
Una de las no sé cuantas playas de lancieux... Se ve frío porque está muy nublado pero usualmente es bien agradable pasear por ahí
la
Panadería-Pastelería de Lancieux. ñam, ñam

Le Vieux Clocher. También hay una iglesia más reciente, más fea también
... lo bueno es que tiene hartas flores. De todas maneras nadie va a misa Una de las casas más "exclusivas" de Lancieux. En Dinard, 10 km más al este, hay ca-le-ta


La carretera que atravesa Lancieux. En verano hay harto tráfico todo el día. Mi papá empezó a exponer sus obras en el edificio blanco. Intenta aprovechar el flujo de turistas con plata
par Martin
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Vendredi 8 août 2008
J'imprime mon dossier d'inscription pour l'année universitaire qui vient et subrepticement, il ya plus de pages que je ne le croyais qui sortent, notamment la dernière, joliment intitulée Formulaire de renonciation au droit d'image. Une impression bizarre (tiens, cette expression a un double sens très drôle, mon humour est tellement décapant qu'il me sort sans que je m'en aperçoive), parce que d'habitude la direction et en particulier son titulaire a le bon goût de nous adresser des communiqués qui fleurent bon le sarcasme et une prétention plus ou moins sincère à la transparence. Ceci dit peut-être que celui-ci m'aura échappé, qui sait, mais enfin en général tout m'arrive, je suis un bel aimant. En tout les cas ce papier ne sent pas bon, lui. Le mettre discrètement à la fin du dossier d'inscription sans aucune mention antérieure, ça ressemble à une grosse entourloupe. Entourloupe est un joli mot, mais la réalité qu'on cache derrière est moins réjouissante. Voilà ce que me dit la chose:

Formulaire de renonciation au droit d’image
Pour tout étudiant(e) de l’Institut
Je soussigné (e) ________________________________________ (nom de l’étudiant), accorde à l’Institut, ses représentants et toute personne agissant pour l’Institut, la permission irrévocable d’utiliser toutes les photographies ou les images que vous avez prises de moi au sein de l’Institut au cours de mes études.
Ces images peuvent être exploitées sous quelque forme que ce soit (brochure, livret, guide, supports multimédias), mais l’Institut s’engage à les utiliser uniquement dans le cadre de la promotion des formations qu’il dispense.
Je m’engage à ne pas tenir responsable l’Institut ainsi que ses représentants et toute personne agissant avec sa permission en ce qui relève de la possibilité d’un changement de cadrage, de couleur et de densité qui pourrait survenir lors de la reproduction.
Je déclare avoir 18 ans ou plus et être compétent(e) à signer ce formulaire en mon propre nom.
J’ai lu et compris toutes les implications de cette renonciation au droit d’image.
Nom de l’étudiant :___________________________________________________
Adresse :___________________________________________________________
Ville : _____________________________________ Code Postal : _____________
Pays :_____________________________ Date : _____________ Signature :

L'immonde objet s'adresse à tout étudiant de l'Institut, que j'ai anonymé, aprés tout ce blog est anonyme, je le rappelle. A tout étudiant, même les récalcitrants, j'imagine, ce qui me fait penser que dire oui est indispensable à l'inscription, comme au mariage. D'ailleurs j'imagine mal les hautes autorités de l'institut traquer les non signataires sur les photos qu'ils ont en stocks et l'intention de publier afin de ne pas violer le droit à l'image qu'ils (les non-signataires) auront eu le bon sens de conserver. De fait en lisant bien le formulaire, on peut tout à fait trouver un bon prétexte pour ne pas le signer. Moi personnellement, je n'ai pas "lu et compris toutes les implications de cette renonciation au droit à l'image". Les implications formelles et légales ça va, c'est l'objet du baratin ci-dessus, qui a pour unique objet protéger l'Institut de la combativité procédurale de pas mal de ses étudiants, en cas de catastrophe naturelle imagiaire (genre violation du droit à l'image), mais certainement pas d'informer dans une perspective pédagogique et pluridisciplinaire ses étudiants sur les implications concrètes qui arrivent à rentrer, tant bien que mal, dans l'enclos tracé par les législateurs. D'ailleurs les rares spécifications formelles qui renvoient à quelque chose de compréhensible sur le plan pratique, genre "les utiliser uniquement dans le cadre de la promotion des formations qu’il dispense", me font froid dans le dos, je n'ai pas envie de prêter ma gueule pour promotionner les fâcheuses tendances élitises de l'Institut. Je dis Institut, ce qui peut sonner élitiste, précisément, mais c'est du sarcasme, parce que moi, l'élitisme, prout.  (on dit ça, mais, ... me dit mon alter ego intérieur. Tais toi, walter egaux, dit l'autre). Institut, c'est le titulaire de la direction qui le dit tout le temps. Enfin, l'écrit, parce que c'est plus un truc de langue écrite, et puis c'est plus propre, il est plus facile de faire des vannes cultivées. Attention, donc, hein, nous sommes un Institut, dans un Institut on se tient bien, on a beau avoir été maoiste, on se tient bien et on ne fait pas grève. Parce qu'ici on n'est pas chez les minables de l'université, ou plutôt, on est ailleurs, c'est tout. Un peu de standing, on est de gauche mais de la gauche civilisée, je vous préviens. Voire, parfois, de droite. Je vous jure.
Et en plus l'instinct de survie qui dans notre époque supermodernisée doit pour participer au jeu de massacre, acquérir une multidimensionnalité étourdissante, m'envoie des signaux de panique à la lecture d'énormités telles que "renonciation au droit", "permission irrévocable", "toutes les photographies ou les images" (quelles images non photographiques ?), "peuvent être exploitées sous quelques
formes que ce soit", "ne pas tenir responsable l'Institut ni rien du tout", "signature: ", etc. J'ai un gros doute sur la pertinence philosophique de la pertinence de la notion de droit, mais c'est comme le fromage: si vous en avez, mieux vaut le garder, ça peut servir. Comme je n'ai aucune mauvaise intention, c'est moralement défendable, et je laisse de côté la question de l'exemplarité.
par Martin
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Jeudi 7 août 2008

Maintenant je fais dans le minimalisme, en attendant de retrouver de l'inspiration pour dire des bêtises à plus longue portée, plus de temps pour les imaginer, et aussi parce que ma vie quotidienne est un tout petit peu moinbs excitante depuis une semaine et quelque, ça ne fait pas de mal, mon coeur commençait à faiblir.

Ce matin je ne sais pas comment j'ai fait, je me surprends moi même quelques fois, je me suis levé avant neuf heures, vers huit heures 55, et sans réveil. Bon, le rideau de la fenêtre qui donne à l'est était ouvert, ça aide. D'ailleurs je m'étais réveillé vers six heures et, sous le charme de la beauté exquise du ciel légèrement nuagé et subtilement éclairé par les commençants rayons du soleil qui n'avait pas encore franchi l'horizon, je m'étais rendormi aussi sec.

Une fois vaillament levé, avec l'étrange et rare sensation d'être frais comme une truite (comme une truite ? plutôt comme un gardon), petit-dèj, c'est maladif chez moi, il faut que j'avale quelque chose dans les dix minutes qui suivent mon lever sinon je suis saisi par la panique devant la perspective de tomber d'inanition comme une mouche morte ou de subir une brutale crise d'hypoglycémie. Et comme ces jours-ci je planche dur sur le sionisme et l'indianisation des mapuche, j'ai besoins de sucres, d'ailleurs je ne devrais pas être là devant mon ordinateur en train de conter mes péripéties matinales, sinon là devant mon ordinateur en train de conter les péripéties matinales et autres de Ben Gourion, Lautaro, Weismann et Pedro de Valdivia.

En petit déjeuner, je me suis récompensé de ma participation d'hier aux courses chez l'horrible capitaliste Cora, en savourant une assiette de faisselle (c'est super bon) avec un mélange de céréales type muesli mais pas trop sucré et bio, le bio a un goût divin (celui de la bonne conscience). Avec en prime un café, un de ces cafés dont je suis incapable de reconnaître l'intérêt depuis quelques semaines, le gout ne provoque plus en moi l'émotion d'autre fois. Plutôt une sorte de fébrilité malsaine. La caféine sans doute

Puis, aprés avoir fait la vaisselle afin de prolonger un peu ce formidable décidément goût de bonne conscience dans tout mon organisme, j'ai tenté une pêche, je crois bien que c'était une pêche, pas une nectarine, elle avait pas de poils partout, mais elle n'était pas bio et la bonne conscience n'a même pas pu compenser l'absence totale de goût dont elle était affublée (peut-on être affubléé d'un goût ou même de son absence ? Ce n'est pas à moi qu'il faut demander, mais à la pêche. A moins que ce ne soit à la nectarine). N'ayant pas encore fioni ma pêche, qui était pourtant bien mûre, je me suis mis dans les conditions nécessaires pour commencer à accomplir mes obligations universitaires qui me restent à court terme, c'est à dire, j'ai allumé l'ordinateur. Et succombant au piège tout grand tendu par la technologie moderne qui fait tout pour que les gens ne pensent pas et se divertissent toute la journée, approfondissant les relations de dominations qui les subjuguent, j'ai commencer â surfer sur internet et visiter cette pléthore de sites sans intérêts qui endorment notre conscience politique et sociale. Mon essai sur l'indianisation des mapuche n'a donc pas bien avancé, chose à laquelle je vais m'efforce rde remédier sur le champ.

par Martin
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Dimanche 3 août 2008
Et pas seconde, parce que la seconde, pour ceux qui suivent l'histoire, il n'y en eut point; son ontologie a été écrabouillée par ma décision bien murie de m'adonner à une troisième expédition au nord, un peu plus au nord encore s'ilvous plaît, avec une petite inclinaison vers l'Est, le vieux continent, où sévit aujourd'hui l'été... mais le soleil, si peu, en tout cas sous mes conjonctions latitudo-longitudinales.

La deuxième, donc, et en compagnie, pas tout seul comme un con comme d'habitude.

duh, las fotos no están
par Martin
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Lundi 23 juin 2008

Après l'allusion aux évenements presque sanglants qui se sont déroulés, eux-mêmes, dans l'université, le temps est venu de mentionner ce que votre serviteur faisait, froussard qu'il est, pendant ce temps. Froussard car la guêpe n'est pas folle et s'enfuit à toutes jambes lorsqu'elle entend quoi que ce soit qui ressemble de près ou de loin à un bruit de bottes, comme par exemple le vert kaki, à la condition qu'il soit assez sûr de lui pour s'entendre, cela va de soi. Froussard, mais aussi flemmard, n'ayant à la vérité attendu que la salvatrice intervention de quelques jeunes révolutionnaires remontés à bloc (de ceux qui dans quelques années seront sans doute des vieux ---, cyniques et blasés) au point de mener à bien l'interruption des activités académiques et admninistratives de l'université, youpee, reprenons, pour filer et m'éloigner à quelques centaines de kilomètres. Froussard, Flemmard et enfin Frileux, car ces quelques centaines de kilómètres évidemment il aurait été hors de question de les parcourir vers le sud, je vous rappelle que de ce côté-ci de la planète, plus on va vers le sud, plus il fait froid, en général. Vers l'ouest, une option à rejeter également, car par là bas à l'obstacle de la température s'ajoute celui du taux d'humidité. Vers l'est, peu enthousiasmant, le slalom en bus à des milliers de mètres d'altitude avant d'arriver chez ceux-qui-ont-un-drôle-d'accent-quand-ils-parlent-et-des-mots-tout-bizarre-que-je-ne-comprends-pas-tout-le-temps, j'ai déjà donné. Enfin, le nord (s'il y a quelque chose que j'ai retenu des cours de géographie à l'école, ce sont les quatre (?) points cardinaux, que l'on ne rappelle pas assez souvent à sciences-po, d'ailleurs, ils devraient se méfier, on ne sait jamais, après un certain temps la mémoire commence à être sélective, ne dites pas que je ne vous avais pas prévenu, je mets ces lignes à l'abri à titre de preuve).
Le Nord donc, qui de ce côté de la planète Terre, notre grande maison à tous, on l'oublie trop souvent, d'oú cette tendance abusive à compter sur l'intervention d'une hypothétique femme de ménage, ou homme de ménage, d'ailleurs, encore une profession sexiste. Le Nord donc qui par ici, disais-je, est synonyme de chaleur, de sécheresse, de caravana de la muerte, aussi, mais je ne vais pas commencer à digresser là dessus sinon je n'ai pas fini. Le Nord, qui, dit à la chilienne, donc, "el norte", en jette beaucoup plus, en particulier un souffle chaud et sec, en plus du fond de nouveauté qui pour moi l'emballe, en effet jusqu'ici je n'avais connu que le sud, le froid et humide, et ce qui du nord était froid et humide, aussi (c'est-à-dire, le mini nord, le nord tout proche, Valparaíso en fait, et un peu plus au nord s'il vous plaît, Horcón, mais alors pas loin du tout).
Donc ce jeudi, je dis ce jeudi mais je ne sais plus lequel, l'antepenultième, je pense, à peu prés, pas je pense à peu prés mais je pense qu'à peu près, je précise, je ne pense jamais à peu près (enfin, c'est ce que j'aime à penser, mais la vérité est que je pense à peu prés comme tout le monde. d'ailleurs, tout est à peu prés, sisi, j'insiste, et pas à peu près, une fois n'est pas coutume). Ce jeudi donc, apprenant vers trois heures de l'après-midi et avec grande joie que l'Université venait d'être investie par un groupe d'ennemis du grand capital (les ennemis de mes ennemis sont mes amis, d'où ma grande joie, donc), nouvelle criée depuis l'autre côté de l'avenue Providencia par Valentina alors que tranquillement en bon élève que je suis j'allais en cours, Valentina qui accessoirement avait participé quelques jours plutôt à la Toma du siège du PPD, parti de la coalition au pouvoir, décidément,  son buenos para tomar, jejeje. Apprenant donc la nouvelle, regroupons nos moutons, je revins à la maison, et pris la résolution de partir tôt le lendemain au nord, pour toutes les raisons ci-dessus exposées longuement, et laborieusement du fait de cette tendance douce-amère à la digression dont il faut que je me defasse, ou pas. Au nord donc, et le lendemain, pas le soir-même, car ce soir-même en question, je m'étais engagé, avec peu d'enthousiasme, chose qui allait se révéler justifiée un peu plus tard, mais je ne vous dirai pas pourquoi, à assister à la Fiesta ChinChinTirapié, au Galpón Victor Jara (Victor jara qui mériterait une digression, lui aussi, tout comme son triste sort -qu'il ne méritait pas, qui mérite ça, je vous le demande.). Je m'étais engagé et j'avais acheté l'entrée, aussi, ce qui n'est pas peu important, ce qui m'a poussé à y aller de toute façon, à m'ennuyer devant un groupe de Cueca qui jouait et dansait bien la Cueca, c'est-à-dire, mal, la Cueca mériterait une autre digression, sur laquelle je dois me mettre d'accord avec Tristan parce que sur la Cueca comme sur d'autres choses, il se trouve que nous avons la même opinion. D'ailleurs je vais lui demander et/ou aller faire un tour sur son blog, histoire de voir si par hasard il n'aurait pas déjà digressé sur le thème, ce qui m'épargnerait des efforts plus amples qu'un copier+coller. Je ne vais pas éclairer vos lanternes, ou votre lanterne, je ne sais jamais, ni d'ailleurs si les allumettes que je n'ai pas seront assez nombreuses pour le faire. Je ne vais pas éclairer vos lanternes, disons, disais-je, sur ce que c'est que la Cueca, parce que cela voudrait dire entrer de plain pied dans la digression, sable mouvant et collant dont j'aurais beaucoup de mal à sortir, et qui me conduirait, à coup sûr car comme d'habitude, jusqu'à parler de Pinochet, ce qui commence à m'écoeurer un peu. Ennui devant la Cueca donc, jusqu'à ce que surgissent les joyeux drilles du groupe carnavalesque ChinChinTirapié, très bonne musique, très bons danseurs et chorégraphie gesticulatoires, costumes très brillants, tout ça m'aurait presque mis de bonne humeur, si je n'avais pas l'esprit occupé par le manque de sommeil (tout est relatif) et la frustration suivant logiquement la non-conclusion d'un essai sur les FARC entrepris l'après-midi précédent dans le cadre d'une filière de technologie médicale Pour une fois mon imagination n'a rien à voir avec ça, je vous le jure.
Comme mon petit corps a besoin de dormir beaucoup, beaucoup, histoire de compenser un indice de masse corporelle sans doute toujours trop bas, malgré l'abus d'empanadas, tous les prétextes sont bons, je dus quitter la fête qui commençait justement à être intéressante, et gagner mon lit, qui se trouvait à peu de kilomètres de là. Le matin suivant, levé assez tôt, je ne sais plus à quelle heure, tout ce dont je me souviens c'est du caractère inédit de l'heure oú j'ai ouvert les paupières, avant neuf heures donc. Levé tôt, déjeuné bien, écrasé soigneusement dans le metro, encore que j'aie connu pire, acheté billet, à la Serena, toute.

Je pensais en avoir fini avec les digressions, mais je suis désolé, à l'instant en me repassant le film dans ma tête, je me souviens d'une autre anecdote, qui m'a aussitôt happé comme le font toutes les digressions quand j'ai l'humeur, c'est-à-dire, du temps. En arrivant au terminal de bus de la Serena, ce même vendredi un peu plus tard dans la journée, vers 16 heures, à peu près à l'instant même qui voyait ma déception devant la devanture fermée du kiosque des informations touristiques, un commentateur quelconque se mit à crier, goooooooool, et avec encore plus de o, et je ne vous dit pas quand c'est le Chili qui joue, et marque. La voix venait de la télévision du café de la mezzanine du terminal, qui retransmittait, je vous le donne en mille, paf, France-Pays-Bas. Je montai quelques marches pour en savoir plus, vis la mine réjouie de Thierry Henry, qui ne savait pas encore ce qui l'attendait, évidemment, il n'est pas devin comme Raymond, puis le score, 1-2, ils sont mal barrés, pensai-je(dans ces cas là, je ne pense jamais on est mal barrés, je préserve mon ego, toujours), mais après tout pas trop mal,  ça pourrait être pire, et de fait ce fut pire alors que j'avais à peine terminé de descendre les marches que je venais de monter, ce qui me fit quitter le terminal avec un sourire au lèvres, jejeje. Sourire qui n'avait rien de comparable avec la véritable banane acquise quelques minutes plus tard alors que je passais devant un café-restaurant du centre, la télé allumée, le match à peine terminé, les commentateurs ne sachant plus s'il fallait donner de la tête au dernier but ou bien aux trois coups de sifflet consécutifs de l'arbitre.

Après cette parenthèse footballistique, futbolística comme on dit par ici, : des images. Avec des commentaires plus succints, parce que tout le temps que j'avais devant moi s'est brusquement réduit au strict minimum, tout comme mon manque d'appétit qui suffit maintenant tout juste à m'éviter la mort par inanition.


D'abord et avant tout, sauf lui-même: le phare de la Serena, après tout assez laid, je ne vois plus pourquoi je l'ai mis. Sans doute parce qu'il figure sur toutes les cartes, postales, sauf celles de bon goût, sur lesquelles il ne figure pas, CQFD.

Une des innombrables églises du centre historique de La Serena, par ailleurs superbe.


Au premier plan, le Palais de Justice régional, et au second/deuxième, comme on voudra, l'eglise qui donne sur la Plaza de Armas.

Une façade typique du centre historique de La Serena, qui date de la colonie. Couleurs typiques et reglementaires. Je me rends compte que je n'ai pas de meilleure photo, grosse déception.





La même église que la première, mais le lendemain et tôt le matin, enfin tôt, tout est relatif, alors que je fus surpris sur ma route pour Coquimbo par l'intensité du brouillard, surtout au vu de la légende qui dit que le nord est sec, très sec. Légende à laquelle je me suis plus tard convaincu de croire à nouveau, mais un peu plus loin de la côte.

Etape suivante, comme je l'ai inqiqué: Coquimbo, tout près et un peu moins au Nord. Contrairement à tout le monde avec qui j'en ai parlé, ça ne m'a pas beaucoup intéressé, moins que La Serena, en tout cas. J'ai du rater des trucs, mais pas les trois suivants:

1. Le centre culturel Mohammed VI, tout récent, financé en partie par le roi du Maroc du même nom, et à l'initiative du maire maintenant suspendu, excentrique d'ailleurs, le peu que j'en sais vaudrait une digression, tiens, ; édifice visant entre autres choses à accueillir quelques unes des prières des deux familles musulmanes de la région. Et peut-ètre accessoirement, à convertir à l'islam ceux des chrétiens qui auraient la bonne idée de trouver moche l'immense croix en béton dite du troisième millénaire, qui fait office de pendant de la mosquée, sur la colline d'en face. Pour la peine, elle n'aura pas droit à la publication de sa photo, na.


2. Le port de pêche de Coquimbo, avec les pélicans qui le squattent.




3. Le marché aux poissons et autres fruits de mer qui ont échappé aux becs voraces des créatures ci-dessus mentionnées. Sans commentaires.
Après Coquimbo, départ pour el Valle de Elqui, légendaire, dont j'aurai beaucoup entendu parler. Premier stop à Pisco Elqui, berceau du Pisco, dont il vaut mieux éviter la consommation avant d'en être sorti, du berceau. Et après aussi, d'ailleurs, tellement ce n'est pas bon. À part ça, un très beau petit village, rôtis savoureux, façades ensoleillées, atmosphère dégagée et crainte des coups de soleil: ça faisait longtemps.

Un peu plus loin du bout de son nez, le mien, en l'ocurrence, une vallée grandiose, des vues superbes, des vignes et des cactus.
Spectacles féeriques que je ne souillerai pas de mes commentaires toujours déplacés







par Martin
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