Lundi premier septembre, la rentrée, accès à la cité U et pour avoir une chambre qui ne soit pas un dernier choix, mieux vaut y aller tôt
(pensai-je).
En fait ils les distribuent sans demander son avis au futur occupant donc j'imagine que ça revient au même. Je descends en vélo du train à la première station de Rennes, en me frayant un chemin à
travers valises, vélos et autres usagers en général serviables, la civilisation c'est admirable. Traversée du canal St Martin, de la rue de St Malo, je retrouve mes marques dans un environnement
où je n'avais pas remis les pieds depuis plus d'un an. Comme la bicyclette, ça ne s'oublie jamais, ça fait juste du bien de s'y remettre. Cette fois, avec un vélo potable, même si les freins
laissent à désirer, surtout devant, la roue voilée introduisant un côté alternatif qui peut faire mordre la poussière au cycliste dans un virage, par exemple. Arrivé à la cité Universitaire, une
file assez courte est déjà en place mais rien de bien méchant. Les yeux grands ouverts histoire de ne pas rater une éventuelle tête connue. Aucune sauf un type que je jurerais avoir vu quelque
part, sans doute au lycée. Veuillez faire la queue dehors, s'il vous plaît. Bien sûr monsieur. Quel brio dans le maintien de l'ordre dans le calme et la courtoisie tout de même. Mon tour : tout
est en ordre, pour l'attestation de résidence ce n'est pas pressé; j'étais là il y a deux ans, pas besoin de me refaire le speech, sauf qu'il faut prendre rendez-vous avec l'agente de service
pour l'état des lieux, très bien madame. On the road again, pas plus de trois cent mètres, tiens un range-vélo juste devant l'entrée, comme c'est pratique. Et la fenêtre donne juste dessus. le
couloir fait très neuf mais la chambre est un peu décrépite, "c'est très humide" me dira madame Propre. Et le politiquement correct alors ?
Le nouveau départ est facilité par les variations du mobilier, ça fait toujours plaisir. les sanitaires eux arborent toujours la même association paradoxale de propreté quotidienne et
d'incommodité froide. Joie en sortant : la rue est à quelques mètres, il suffit de monter une dizaine de marches. l'arrivée à l'Institut est vite faite. Le garage à vélo est dans la cour
d'entrée ce qui n'est pas plus mal et accentue la cyclabilité, avant c'était franchement limite. A ma grande surprise il y a des gens, les mythes sur les fonctionnaires ont la vie dure.
N'éxagérant pourtant rien, la dame de l'accueil n'y est pas, la scolarité est occupée mais fermée, et les êtres humains présents aux alentours déambulent nonchalemment accompagnés d'homologues et
de papiers dans la main, pour faire style. Encore une fois, pas d'émotion particulière, moins de haine qu prévu en tout cas. Ajoutez quelques semblables et le naturel reviendra au galop, je
pense: le 15 septembre n'est pas loin. La salle des conseils non plus, sauf que ce n'est plus la salle des conseils, mais une salle informatique. Où sera la salle des conseils ? Sans doute à la
place d'une salle informatique, pardi, qui ne le sera plus, informatique, veux-je dire. Les écrans plats ostentatoirement exposés derrières les fenêtres font très classe, très Institut. Je monte
au pas de course les quelques étages qui me séparent de celui de l'Espace Avenir, quelle pompe. La porte est close et le lundi fermé au public ; il y a sans doute une présence humaine derrière la
porte mais si c'est fermé c'est bien pour que des importuns comme moi ne viennent pas déranger. Je redescends avec un enthousiasme descendant, en un certain sens, ce qui n'empêche pas une
activité musculaire intense. Résultat : j'arrive en bas à bout de souffle, comme Belmondo, et je dois adresser la parole à mon interlocutrice qui s'apprête à monter en bégayant, très peu
Institut, comme attitude. Quelque part réjoui de ne pas me soumettre à la discipline institutionnelle, je fais preuve de manque de confiance en moi mais parviens à remettre ce que j'étais venu
remettre, c'est le principal: des choses à leur place, même s'il en manque quelques unes. Au passage j'apprends que quelques uns ne sont pas aussi vernis que moi et commencent à plancher dès le
jour même.
Sous les colonnes du couvent, mon ancien prof d'anglais converse avec un type bien habillé, sans doute un homo academicus comme on en fait toujours. La scolarité est toujours fermée mais
j'aimerais bien remettre ce qui me reste à remettre parmi les choses que j'étais venu remettre. L'enveloppe ne passe pas par la fente de la boîte aux lettres et ne mérite pas d'atterrir sur le
linoléum, après plusieurs instants de tergiversation je frappe à la porte et entre en priant pour ne pas avoir affaire à la mauvaise humeur de la vieille fausse blonde qui se plaît, pendant ses
heures de service, à exercer sans plus de scrupules la rectitude et la rêchitude de la bureaucratie. Mais non, c'est une tête nouvelle et seule qui se tourne vers moi alors que je passe la mienne
par l'entrouverture de la porte. Un nouveau ! ce qui une fois n'est pas coutume ni n'a intérêt à l'être, me place dans le rôle du défenseur de l'Institution face au manque d'expertise des
débutants. Arrogance potentielle donc, que je n'ai pas trop de mal à convertir en une tout aussi rarissime, moins malsaine, assurance. Mon dossier, deux photos et pas trois, pourquoi trois ? je
ne suis pas nouveau (moi). Et ce texte inquiétant sur l'abandon du droit à l'image. Le potentiel de terreur m'envahit peu à peu : la force impersonnelle de l'Institution me domine complètement,
la posture indiscutable de l'aimable frappe-clavier de l'autre côté du comptoir détruit la digue de sens commun que je croyais indestructible : en l'espace de quelques instants, sûr de moi
apparemment seulement , j'acquiesce, saisis le stylo au service du public un peu plus à droite, date, signe mon arrêt de mort, ou presque. Bonne journée, un sourire aux lèvres et l'impression de
ne pas savoir ce qui m'est arrivé, ni ce qui m'arrivera.




Ploubalay es el pueblo de al lado (mucho más feo, jeje)
Un "hameau" : barrio rural... ese tipo de casas en piedra son muy comunes... muy preciadas también. Usualmente fueron construidas hace como un
siglo.
El barrio más elitista de Lancieux, sin duda. Vacío todo el año, porque los dueños de las casas (bien feas, todas) son todo de Paris o de Rennes y vienen para
veranear, surfear (Lancieux es un "spot", mejor que Pichilemu, dicen), por unas semanas. La playa está un poco más allá no más.
Una de las no sé cuantas playas de lancieux... Se ve frío porque está muy nublado pero usualmente es bien agradable pasear por ahí
la Panadería-Pastelería de Lancieux. ñam, ñam
Le Vieux Clocher. También hay una iglesia más reciente, más fea también
... lo bueno es que tiene hartas flores. De todas maneras nadie va a misa
Una de las casas más "exclusivas" de Lancieux. En Dinard, 10 km más al este, hay ca-le-ta
Maintenant je fais dans le minimalisme, en attendant de retrouver de l'inspiration pour dire des bêtises à plus longue portée, plus de temps pour les imaginer, et aussi parce que ma vie quotidienne est un tout petit peu moinbs excitante depuis une semaine et quelque, ça ne fait pas de mal, mon coeur commençait à faiblir.
Ce matin je ne sais pas comment j'ai fait, je me surprends moi même quelques fois, je me suis levé avant neuf heures, vers huit heures 55, et sans réveil. Bon, le rideau de la fenêtre qui donne à l'est était ouvert, ça aide. D'ailleurs je m'étais réveillé vers six heures et, sous le charme de la beauté exquise du ciel légèrement nuagé et subtilement éclairé par les commençants rayons du soleil qui n'avait pas encore franchi l'horizon, je m'étais rendormi aussi sec.
Une fois vaillament levé, avec l'étrange et rare sensation d'être frais comme une truite (comme une truite ? plutôt comme un gardon), petit-dèj,
c'est maladif chez moi, il faut que j'avale quelque chose dans les dix minutes qui suivent mon lever sinon je suis saisi par la panique devant la perspective de tomber d'inanition comme une
mouche morte ou de subir une brutale crise d'hypoglycémie. Et comme ces jours-ci je planche dur sur le sionisme et l'indianisation des mapuche, j'ai besoins de sucres, d'ailleurs je ne devrais
pas être là devant mon ordinateur en train de conter mes péripéties matinales, sinon là devant mon ordinateur en train de conter les péripéties matinales et autres de Ben Gourion, Lautaro,
Weismann et Pedro de Valdivia.
En petit déjeuner, je me suis récompensé de ma participation d'hier aux courses chez l'horrible capitaliste Cora, en savourant une assiette de faisselle (c'est super bon) avec un mélange de
céréales type muesli mais pas trop sucré et bio, le bio a un goût divin (celui de la bonne conscience). Avec en prime un café, un de ces cafés dont je suis incapable de reconnaître l'intérêt
depuis quelques semaines, le gout ne provoque plus en moi l'émotion d'autre fois. Plutôt une sorte de fébrilité malsaine. La caféine sans doute
Puis, aprés avoir fait la vaisselle afin de prolonger un peu ce formidable décidément goût de bonne conscience dans tout mon organisme, j'ai tenté une pêche, je crois bien que c'était une pêche,
pas une nectarine, elle avait pas de poils partout, mais elle n'était pas bio et la bonne conscience n'a même pas pu compenser l'absence totale de goût dont elle était affublée (peut-on être
affubléé d'un goût ou même de son absence ? Ce n'est pas à moi qu'il faut demander, mais à la pêche. A moins que ce ne soit à la nectarine). N'ayant pas encore fioni ma pêche, qui était
pourtant bien mûre, je me suis mis dans les conditions nécessaires pour commencer à accomplir mes obligations universitaires qui me restent à court terme, c'est à dire, j'ai allumé l'ordinateur.
Et succombant au piège tout grand tendu par la technologie moderne qui fait tout pour que les gens ne pensent pas et se divertissent toute la journée, approfondissant les relations de dominations
qui les subjuguent, j'ai commencer â surfer sur internet et visiter cette pléthore de sites sans intérêts qui endorment notre conscience politique et sociale. Mon essai sur l'indianisation des
mapuche n'a donc pas bien avancé, chose à laquelle je vais m'efforce rde remédier sur le champ.
Après l'allusion aux évenements presque sanglants qui se sont déroulés, eux-mêmes, dans l'université, le temps est venu de mentionner ce que votre
serviteur faisait, froussard qu'il est, pendant ce temps. Froussard car la guêpe n'est pas folle et s'enfuit à toutes jambes lorsqu'elle entend quoi que ce soit qui ressemble de près ou de loin à
un bruit de bottes, comme par exemple le vert kaki, à la condition qu'il soit assez sûr de lui pour s'entendre, cela va de soi. Froussard, mais aussi flemmard, n'ayant à la vérité attendu
que la salvatrice intervention de quelques jeunes révolutionnaires remontés à bloc (de ceux qui dans quelques années seront sans doute des vieux ---, cyniques et blasés) au point de mener à
bien l'interruption des activités académiques et admninistratives de l'université, youpee, reprenons, pour filer et m'éloigner à quelques centaines de kilomètres. Froussard, Flemmard et enfin
Frileux, car ces quelques centaines de kilómètres évidemment il aurait été hors de question de les parcourir vers le sud, je vous rappelle que de ce côté-ci de la planète, plus on va
vers le sud, plus il fait froid, en général. Vers l'ouest, une option à rejeter également, car par là bas à l'obstacle de la température s'ajoute celui du taux d'humidité. Vers
l'est, peu enthousiasmant, le slalom en bus à des milliers de mètres d'altitude avant d'arriver chez
ceux-qui-ont-un-drôle-d'accent-quand-ils-parlent-et-des-mots-tout-bizarre-que-je-ne-comprends-pas-tout-le-temps, j'ai déjà donné. Enfin, le nord (s'il y a quelque chose que j'ai
retenu des cours de géographie à l'école, ce sont les quatre (?) points cardinaux, que l'on ne rappelle pas assez souvent à sciences-po, d'ailleurs, ils devraient se méfier, on ne sait
jamais, après un certain temps la mémoire commence à être sélective, ne dites pas que je ne vous avais pas prévenu, je mets ces lignes à l'abri à titre de preuve).
Le Nord donc, qui de ce côté de la planète Terre, notre grande maison à tous, on l'oublie trop souvent, d'oú cette tendance abusive à compter sur l'intervention d'une hypothétique
femme de ménage, ou homme de ménage, d'ailleurs, encore une profession sexiste. Le Nord donc qui par ici, disais-je, est synonyme de chaleur, de sécheresse, de caravana de la muerte, aussi, mais
je ne vais pas commencer à digresser là dessus sinon je n'ai pas fini. Le Nord, qui, dit à la chilienne, donc, "el norte", en jette beaucoup plus, en particulier un souffle chaud et sec, en plus
du fond de nouveauté qui pour moi l'emballe, en effet jusqu'ici je n'avais connu que le sud, le froid et humide, et ce qui du nord était froid et humide, aussi (c'est-à-dire, le mini nord, le
nord tout proche, Valparaíso en fait, et un peu plus au nord s'il vous plaît, Horcón, mais alors pas loin du tout).
Donc ce jeudi, je dis ce jeudi mais je ne sais plus lequel, l'antepenultième, je pense, à peu prés, pas je pense à peu prés mais je pense qu'à peu près, je précise, je ne pense jamais à peu près
(enfin, c'est ce que j'aime à penser, mais la vérité est que je pense à peu prés comme tout le monde. d'ailleurs, tout est à peu prés, sisi, j'insiste, et pas à peu près, une fois n'est pas
coutume). Ce jeudi donc, apprenant vers trois heures de l'après-midi et avec grande joie que l'Université venait d'être investie par un groupe d'ennemis du grand capital (les ennemis de mes
ennemis sont mes amis, d'où ma grande joie, donc), nouvelle criée depuis l'autre côté de l'avenue Providencia par Valentina alors que tranquillement en bon élève que je suis j'allais en cours,
Valentina qui accessoirement avait participé quelques jours plutôt à la Toma du siège du PPD, parti de la coalition au pouvoir, décidément, son buenos para tomar, jejeje. Apprenant
donc la nouvelle, regroupons nos moutons, je revins à la maison, et pris la résolution de partir tôt le lendemain au nord, pour toutes les raisons ci-dessus exposées longuement, et
laborieusement du fait de cette tendance douce-amère à la digression dont il faut que je me defasse, ou pas. Au nord donc, et le lendemain, pas le soir-même, car ce soir-même en question, je
m'étais engagé, avec peu d'enthousiasme, chose qui allait se révéler justifiée un peu plus tard, mais je ne vous dirai pas pourquoi, à assister à la Fiesta ChinChinTirapié, au Galpón Victor Jara
(Victor jara qui mériterait une digression, lui aussi, tout comme son triste sort -qu'il ne méritait pas, qui mérite ça, je vous le demande.). Je m'étais engagé et j'avais acheté l'entrée, aussi,
ce qui n'est pas peu important, ce qui m'a poussé à y aller de toute façon, à m'ennuyer devant un groupe de Cueca qui jouait et dansait bien la Cueca, c'est-à-dire, mal, la Cueca mériterait une
autre digression, sur laquelle je dois me mettre d'accord avec Tristan parce que sur la Cueca comme sur d'autres choses, il se trouve que nous avons la même opinion. D'ailleurs je vais lui
demander et/ou aller faire un tour sur son blog, histoire de voir si par hasard il n'aurait pas déjà digressé sur le thème, ce qui m'épargnerait des efforts plus amples qu'un copier+coller. Je ne
vais pas éclairer vos lanternes, ou votre lanterne, je ne sais jamais, ni d'ailleurs si les allumettes que je n'ai pas seront assez nombreuses pour le faire. Je ne vais pas éclairer vos
lanternes, disons, disais-je, sur ce que c'est que la Cueca, parce que cela voudrait dire entrer de plain pied dans la digression, sable mouvant et collant dont j'aurais beaucoup de mal à sortir,
et qui me conduirait, à coup sûr car comme d'habitude, jusqu'à parler de Pinochet, ce qui commence à m'écoeurer un peu. Ennui devant la Cueca donc, jusqu'à ce que surgissent les joyeux drilles du
groupe carnavalesque ChinChinTirapié, très bonne musique, très bons danseurs et chorégraphie gesticulatoires, costumes très brillants, tout ça m'aurait presque mis de bonne humeur, si je n'avais
pas l'esprit occupé par le manque de sommeil (tout est relatif) et la frustration suivant logiquement la non-conclusion d'un essai sur les FARC entrepris l'après-midi précédent dans le
cadre d'une filière de technologie médicale Pour une fois mon imagination n'a rien à voir avec ça, je vous le jure.
Comme mon petit corps a besoin de dormir beaucoup, beaucoup, histoire de compenser un indice de masse corporelle sans doute toujours trop bas, malgré l'abus d'empanadas, tous les prétextes sont
bons, je dus quitter la fête qui commençait justement à être intéressante, et gagner mon lit, qui se trouvait à peu de kilomètres de là. Le matin suivant, levé assez tôt, je ne sais plus à quelle
heure, tout ce dont je me souviens c'est du caractère inédit de l'heure oú j'ai ouvert les paupières, avant neuf heures donc. Levé tôt, déjeuné bien, écrasé soigneusement dans le metro, encore
que j'aie connu pire, acheté billet, à la Serena, toute.
Je pensais en avoir fini avec les digressions, mais je suis désolé, à l'instant en me repassant le film dans ma tête, je me souviens d'une autre anecdote, qui m'a aussitôt happé comme le font
toutes les digressions quand j'ai l'humeur, c'est-à-dire, du temps. En arrivant au terminal de bus de la Serena, ce même vendredi un peu plus tard dans la journée, vers 16
heures, à peu près à l'instant même qui voyait ma déception devant la devanture fermée du kiosque des informations touristiques, un commentateur quelconque se mit à crier,
goooooooool, et avec encore plus de o, et je ne vous dit pas quand c'est le Chili qui joue, et marque. La voix venait de la télévision du café de la mezzanine du terminal, qui
retransmittait, je vous le donne en mille, paf, France-Pays-Bas. Je montai quelques marches pour en savoir plus, vis la mine réjouie de Thierry Henry, qui ne savait pas encore ce qui l'attendait,
évidemment, il n'est pas devin comme Raymond, puis le score, 1-2, ils sont mal barrés, pensai-je(dans ces cas là, je ne pense jamais on est mal barrés, je préserve mon ego,
toujours), mais après tout pas trop mal, ça pourrait être pire, et de fait ce fut pire alors que j'avais à peine terminé de descendre les marches que je venais de monter, ce qui
me fit quitter le terminal avec un sourire au lèvres, jejeje. Sourire qui n'avait rien de comparable avec la véritable banane acquise quelques minutes plus tard alors que je
passais devant un café-restaurant du centre, la télé allumée, le match à peine terminé, les commentateurs ne sachant plus s'il fallait donner de la tête au dernier but ou bien aux trois coups de
sifflet consécutifs de l'arbitre.
Après cette parenthèse footballistique, futbolística comme on dit par ici, : des images. Avec des commentaires plus succints, parce que tout le temps que j'avais devant moi s'est brusquement
réduit au strict minimum, tout comme mon manque d'appétit qui suffit maintenant tout juste à m'éviter la mort par inanition.

D'abord et avant tout, sauf lui-même: le phare de la Serena, après tout assez laid, je ne vois plus pourquoi je l'ai mis. Sans doute parce qu'il
figure sur toutes les cartes, postales, sauf celles de bon goût, sur lesquelles il ne figure pas, CQFD.

Une des innombrables églises du centre historique de La Serena, par ailleurs superbe.

Au premier plan, le Palais de Justice régional, et au second/deuxième, comme on voudra, l'eglise qui donne sur la Plaza de Armas.
Une façade typique du centre historique de La Serena, qui date de la colonie. Couleurs typiques et reglementaires. Je me rends compte que je n'ai
pas de meilleure photo, grosse déception.

La même église que la première, mais le lendemain et tôt le matin, enfin tôt, tout est relatif, alors que je fus surpris sur ma route pour Coquimbo
par l'intensité du brouillard, surtout au vu de la légende qui dit que le nord est sec, très sec. Légende à laquelle je me suis plus tard convaincu de croire à nouveau, mais un peu plus loin de
la côte.
Etape suivante, comme je l'ai inqiqué: Coquimbo, tout près et un peu moins au Nord. Contrairement à tout le monde avec qui j'en ai parlé, ça ne m'a pas beaucoup
intéressé, moins que La Serena, en tout cas. J'ai du rater des trucs, mais pas les trois suivants:
1. Le centre culturel Mohammed VI, tout
récent, financé en partie par le roi du Maroc du même nom, et à l'initiative du maire maintenant suspendu, excentrique d'ailleurs, le peu que j'en sais vaudrait une digression, tiens, ;
édifice visant entre autres choses à accueillir quelques unes des prières des deux familles musulmanes de la région. Et peut-ètre accessoirement, à convertir à l'islam ceux des chrétiens qui
auraient la bonne idée de trouver moche l'immense croix en béton dite du troisième millénaire, qui fait office de pendant de la mosquée, sur la colline d'en face. Pour la peine, elle n'aura pas
droit à la publication de sa photo, na.

2. Le port de pêche de Coquimbo, avec les pélicans qui le squattent.

3. Le marché aux poissons et autres fruits de mer qui ont échappé aux becs voraces des créatures ci-dessus mentionnées. Sans commentaires.
Après Coquimbo,
départ pour el Valle
de Elqui, légendaire, dont j'aurai beaucoup entendu parler. Premier stop à Pisco Elqui, berceau du Pisco, dont il vaut mieux éviter la consommation avant d'en être sorti, du berceau. Et
après aussi, d'ailleurs, tellement ce n'est pas bon. À part ça, un très beau petit village, rôtis savoureux, façades ensoleillées, atmosphère dégagée et crainte des coups de soleil: ça faisait
longtemps.
Un peu plus loin du bout de son nez, le mien, en l'ocurrence, une vallée grandiose, des vues superbes, des vignes et des cactus.
Spectacles féeriques que je ne souillerai pas de mes commentaires toujours déplacés


